TAHIROU KANOUTÉ : «Si on ne protège pas nos œuvres et nos expressions culturelles et traditionnelles, nous ne serons pas compétitifs dans un monde entrepreneurial très concurrentiel»

TAHIROU KANOUTÉ : «Si on ne protège pas nos œuvres et nos expressions culturelles et traditionnelles, nous ne serons pas compétitifs dans un monde entrepreneurial très concurrentiel»

Des chercheurs de l’université Assane-Seck de Ziguinchor, des jeunes entrepreneurs et créateurs du cinéma, de la mode et de la musique, et des journalistes ont été initiés aux droits de la propriété intellectuelle, samedi, à Ziguinchor (sud).

PAR FATIMA DIALLO

Cette formation est une initiative conjointe de l’ONG Économie, territoires, développement et services, et de l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle (OMPI). Ainsi, le but de cette formation est de doter les bénéficiaires, aux créateurs surtout, des outils leur permettant de mener leurs activités « dans un monde très concurrentiel ». Ils ont reçu une formation en ligne, dispensée par des experts de l’OMPI dont le siège se trouve à Genève, en Suisse. Cependant, le module « savoirs traditionnels et expressions culturelles » a été introduit par Daphné Zografos Johnsson, de l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle. Les collègues Nathalie Frigant et Éloge Bonzemba ont partagé leur savoir avec les bénéficiaires de la formation, lorsque le module « marques et désigne » a été abordé. Nina Belbi, une experte de l’OMPI, a fait de même pour « l’utilisation des brevets et des secrets commerciaux : principes et avantages» et «l’introduction aux droits d’auteur et aux droits connexes». Pape Tahirou Kanouté, le directeur exécutif de l’ONG ETDS a souligné que « les droits de propriété intellectuelle sont peu connus des chercheurs et des entrepreneurs surtout. Les acteurs économiques et les chercheurs innovent souvent, mais ils n’ont pas le réflexe de protéger leurs œuvres ou leurs inventions», a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter que, « si on ne protège pas nos œuvres et nos expressions culturelles et traditionnelles, nous ne serons pas compétitifs dans un monde entrepreneurial très concurrentiel », a prévenu M. Kanouté. Selon lui, la Casamance (sud) est choisie par l’OMPI comme un « pôle territoire-test » des droits de la protection intellectuelle. « L’État a fait de la Casamance un pôle territoire-test dans le cadre de sa politique de développement. C’est dans ce sens que l’OMPI considère la Casamance comme un pôle-test dans la protection des œuvres intellectuelles, culturelles et traditionnelles », a expliqué le directeur exécutif de l’ONG ETDS. «Nous avons des acteurs économiques, des chercheurs, de jeunes créateurs, dans les domaines du cinéma, de la culture en général. Il nous faut une synergie de tous les acteurs pour sensibiliser sur les enjeux de la protection intellectuelle et relever les défis liés au développement territorial de la région’’, a-t-il indiqué. M. Kanouté a également signalé qu’ « il y a beaucoup de recherches pure[1]ment académiques ou traditionnelles, mais malheureusement elles ne sont pas valorisées », regrette-t-il. De son côté, le pro[1]fesseur Alassane Diatta, vicerecteur de l’UAS chargé de la recherche et de la coopération avec le monde professionnel a soutenu que « des initiatives comme cette formation nous per[1]mettent de protéger et de valoriser nos résultats de recherche », renseigne-t-il.

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