RELANCE ÉCONOMIQUE DANS LE SUD DU PAYS                                                      Plusieurs cueilleurs de fruits sauvages sont formés

RELANCE ÉCONOMIQUE DANS LE SUD DU PAYS Plusieurs cueilleurs de fruits sauvages sont formés

Dans le but de valoriser et de préserver les ressources forestières, Plusieurs cueilleurs de fruits sauvages comme le « madd » (Saba senegalensis) et le «ditakh» (Detarium senegalense), venus de différents bassins de cueillette de la Casamance (sud), ont été formés et sensibilisés sur les bonnes pratiques de leur métier.

PAR FATIMA DIALLO

En Casamance, chaque année, des milliers de tonnes de fruits pour[1]rissent dans la forêt ainsi que dans les jardins. Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs cueilleurs de fruits sauvages comme le « madd » (Saba sene[1]galensis) et le «ditakh» (Detarium senegalense), venus de différents bassins de cueillette de la Casamance (sud), ont été formés et sensibilisés sur les bonnes pratiques de leur métier. La formation s’est tenue à l’initiative de l’ONG Économie territoires et développement services (ETDS) et en partenariat avec la Coopération française et le Fonds des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Ainsi, plus de 30 acteurs d’organisations communautaires ont été formés sur la gestion des fruits forestiers en articulation avec le Code forestier sénégalais. «Nous nous sommes rendu compte que les personnes qui s’activent autour de la cueillette des fruits fores[1]tiers utilisent des pratiques qui ne préservent pas la ressource. Les quantités récoltées suivent une tendance baissière chaque année », a déclaré Youba Mané, délégué de quartier au village de Thiobon. Au cours de l’atelier, les participants ont été sensibilisés sur les différentes dispositions du Code forestier relatives à l’exploitation des ressources et la gestion de la forêt. Jean Ferdinand Diémé, formateur et chef de brigade des eaux et forêts de l’arrondissement de Tendouck a expliqué que « Les cueilleurs ne maîtrisent pas la réglementation en vigueur. Sans le savoir, ils s’exposent à des sanctions pénales et pécuniaires. C’est pourquoi nous les avons sensibilisés sur les bonnes pratiques de cueillette», a-t-il indiqué. Poursuivant, il a également signalé que le travail des services des eaux et forêts « n’est pas la répression », mais consiste plutôt en «une sensibilisation accrue qui favorise le dia[1]logue ». Selon lui, «la plupart du temps, les cueilleurs coupent les branches pour atteindre les fruits. Non seulement c’est une mauvaise pratique sanctionnée par le Code forestier, mais cela menace même la ressource. Si on coupe les branches, l’arbre va attendre deux à trois années avant de fleurir de nouveau. Les branches sur terre favorisent aussi les feux de brousse », informe t-il. De son côté, le directeur exécutif de l’ONG ETDS, Pape Tahirou Kanouté a insisté sur les opportunités et les enjeux liés à la mise en place de l’Indication géographique du «Madd de Casamance», en vue de sauver cette espèce menacée par les feux de brousse, les mauvaises pratiques de cueillette et la mauvaise gestion de la forêt. «Le «madd» de la Casamance est sur le point d’être labellisé, comme une indication géographique spécifique à la Casamance et au Sénégal. Nous y travaillons avec des instances, comme les Organisations mondiales et africaines de la propriété intellectuelle. C’est pourquoi nous avons décidé de former les acteurs à la base pour promouvoir la qualité », a indiqué M. Kanouté.

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