NON SIGNATURE DE LA CHARTE DE NON VIOLENCE                                           Abdou Mbow traite Sonko d’irresponsable

NON SIGNATURE DE LA CHARTE DE NON VIOLENCE Abdou Mbow traite Sonko d’irresponsable

« Tenir un discours aussi irresponsable, cela montre encore de l’immaturité que l’on retrouve chez certains hommes politiques », a dénoncé le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (Apr), Abdou Mbow, sur les ondes de Iradio, hier. M. Mbow faisait allusion à la déclaration de Ousmane  Sonko, qui fait état de son refus de signer la charte de non-violence initiée par le cadre unitaire de l’islam. Le leader du parti Pastef a fait savoir sa décision, dimanche, lors du meeting d’investiture de Barthélémy Dias en tant que candidat à la mairie de Dakar.

PAR PAPA MOUSSA CAMARA

Ces derniers jours, le nom de Ousmane Sonko est sur toutes les lèvres. En effet, le leader de Pastef avait déclaré, dimanche, qu’il ne signera pas la charte la charte de non violence initiée par le cadre unitaire de l’islam, en vue de garantir un climat politique apaisé au Sénégal. Toutefois, le camp du pouvoir n’a pas mâché ses mots pour fustiger cette posture de l’ancien inspecteur des impôts. Interrogé par Iradio sur cette sortie du leader de Pastef, intervenue, dimanche, lors du meeting d’investiture de Barthélémy Dias comme candi[1]dat à la mairie de Dakar, le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, a dénoncé, hier, une immaturité politique. « Un homme politique responsable doit avoir un dis[1]cours responsable. Quand on a des responsabilités ou que l’on aspire à l’avoir, tu dois être un exemple pour la jeunesse, le peuple d’une manière générale. Mais tenir un discours aussi irresponsable, cela montre encore de l’immaturité que l’on retrouve chez certains hommes politiques », a pesté le vice-président de l’Assemblée nationale au sujet des propos de la tête de liste de Yewwi Askan Wi à Ziguinchor pour le compte des élections territoriales du 23 janvier 2022. Membre de la Cellule de communication de Pastef, Sadikh Top, estime pour sa part que la démarche du cadre unitaire de l’islam est louable, tout en émet[1]tant des doutes sur la position de ses membres. « Le cadre dans sa communication rappelle qu’une certaine frange de l’opposition aurait dit qu’elle allait brûler le pays. Ce qui n’est pas le cas. Nous ne l’avons jamais dit. De l’autre côté, le cadre caresse, dans le sens du poil, la mouvance présidentielle. Nous considérons qu’en réalité, il y a un problème », a-t-il déploré. Par ailleurs, M. Top voit en cette posture de son mentor politique une allure d’un résistant à l’op[1]pression. « Je ne vais pas assigner Ousmane Sonko comme un homme politique violent. Sa posture était d’attirer l’attention des membres du cadre, qu’ils disent à ceux qui attaquent de ne plus attaquer et nous n’allons plus répondre. Maintenant, si nous sommes attaqués, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous serons obligés de nous défendre. Et c’est cette défense qu’exerce l’opposition que nous appelons résistance qui conduit à ce qu’ils disent, eux, violence. Mais cette violence a une causalité et elle revient au pouvoir », a-t-il souligné dans la foulée. Il est également à préciser que pour l’heure, les membres de ce collectif islamique en question ne veulent pas donner une suite au refus de Sonko de s’accommoder à cette charte de non violence.

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