LE COLLECTIF DES GÉRANTS DE STATIONS D’ESSENCE PRÉVIENT             «Si jamais il y a explosion cela va faire d’énormes dégâts»

LE COLLECTIF DES GÉRANTS DE STATIONS D’ESSENCE PRÉVIENT «Si jamais il y a explosion cela va faire d’énormes dégâts»

Les gérants des stations d’essence tirent la sonnette d’alarme. Avec la tension électorale notée ces derniers jours, en plus de réclamer leur dédommagement de plus d’un milliard sur les émeutes de mars, ils ont appelé les autorités à surveiller les stations d’essence avec leurs produits inflammables.

PAR ABABACAR SADIKH LÔ

 Avec la tension qui pré[1]vaut entre pouvoir et opposition, le collectif des gérants de stations a tiré la sonnette d’alarme. Ils ont lancé un appel sur les saccages et pillages des stations d’essence. Les émeutes du mois de mars dernier en sont une parfaite illustration. Lors des fameux évènements du mois de mars dernier, il y a eu des stations qui ont été pillées et saccagées. Au total, il s’agit de 45 stations Totale, 8 Vivo, une station Ola et une autre Puma. Faisant dans la prévention, le collectif des gérants des stations appelle l’Etat à sécuriser les stations d’essence. «Ce qui s’était passé au mois de mars dernier ne doit plus se répéter. Les manifestants ne doivent pas s’attaquer aux stations d’essence. Ce sont des entreprises qui appartiennent à des Sénégalais. La seconde raison c’est qu’il s’agit de milieu inflammable qui nécessite une certaine sécurité» prévient leur porte parole Ibrahima Fall. Selon lui, «Si jamais il y a feu et qu’il y a explosion cela va faire d’énormes dégâts». Suffisant pour coordonnateur du collectif de sommer les Sénégalais à arrêter d’attaquer les stations. «Cela ne sert à rien de détruire les biens d’autrui. Il n’y a pas l’ombre d’un toubab dans ces stations ; Nous demandons à L’Etat de protéger les sites parce que ce sont des sites inflammables. L’Etat est garant de la sécurité des personnes et des biens. Que les gens ne saccagent plus nos stations», a6t-il lancé.

454 TRAVAILLEURS DES STATIONS EN CHÔMAGE TECHNIQUE

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, ils ont également lancé un appel aux autorités pour rentrer dans leurs fonds. «Des démarches ont été entrepris auprès de nos ministères de tutelle Commerce/Pme et Energie/Pétrole. Nous sommes partis les rencontrer et ils nous ont demandé de déposer des dossiers par rapport à leurs attaches. Des dossiers ont été déposés avec les constats d’huissiers et l’évaluation des dégâts. Depuis lors avec ces inventaires qui s’évaluent à 1 milliards 100 millions n’ont reçu aucune réponse par rapport à cette situation». Il poursuit en ces termes : «Actuellement, les gérants sont dans la galère. Le personnel est en chômage technique. Nous réclamons à ce que l’Etat du Sénégal réagisse. Actuellement 454 travailleurs sont au chômage sans compter les gérants qui ne travaillent pratiquement pas. Cette situation est devenue intenable». Non sans ajouter : «L’Etat est garant des personnes et des biens. Il est dans l’obligation de nous rembourser ce qui a été pillé et détruit pour que ces stations puissent fonctionner et le personnel regagner l’entreprise. Si l’Etat ne réa[1]git pas, nous n’excluons pas de fermer boutique. Il va falloir regarder ces stations et voir ce qu’il faut faire pour les aider. Ce sont des Sénégalais qui ont investi dans ces stations d’essence»

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