COUR DES COMPTES                       Mamadou Faye dénonce les retards de la publication des rapports

COUR DES COMPTES Mamadou Faye dénonce les retards de la publication des rapports

Le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, estime qu’il ne sert à rien de sortir des rapports de son instance « au-delà des délais requis ». M. Faye s’exprimait lors de la cérémonie de lancement du jumelage entre les Cours des comptes du Sénégal et de la France, tenue le jeudi 11 novembre 2021 à Dakar.

PAR PAPA MOUSSA CAMARA

Le premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, donne le ton sur la marche de sa propre structure. En effet, il a fustigé le retard de la publication des rap[1]ports, estimant qu’il ne « sert à rien sortir des rapports au-delà des délais requis ». M. Faye a tenu ces propos lors de la cérémonie de lancement du jumelage entre les Cours des comptes du Sénégal et de la France, en présence de l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne, Irène Mingasson, et du premier président de la Cour des comptes de France, Pierre Moscovici. Rencontre bipartite qui s’est tenue le jeudi 11 novembre 2021à Dakar. « Nous ferons tout pour remettre, au plus tard, au mois de mars, le rapport public de la Cour des comptes au président de la République, Macky Sall », a-t-il notamment annoncé. Et lui d’ajouter qu’il ne « sert à rien sortir des rapports au-delà des délais requis. Le premier président de la Cour des comptes a rappelé que c’est un engagement qu’il avait pris depuis son installation à la tête de la Cour des comptes du Sénégal en mars 2018. « Nous vous devons les rapports de 2018, 2019, 2020 », a-t-il reconnu. Il avoue à ce propos que la Cour des comptes « accuse effective[1]ment trop de retard » dans ses rapports. Le patron de la Cour des comptes assure en outre que « le rapport 2018 est déjà prêt » et est sur sa table, alors que celui « de 2019 est en impression ». « Pour le rapport de 2020, précise-t-il, les chambres vont bientôt se réunir pour l’adoption du rapport provisoire ». Mamadou Faye a expliqué que les retards notés dans la publication du rapport public sont liés « aux insertions des rapports particuliers », issus des contrôles que la Cour des comptes mène aux niveaux des collectivités territoriales. Il a indiqué qu’au-delà de la production et de la remise du rapport général public, il y a un troisième rapport, qui est celui réservé aux activités et qui permet de mesurer exacte[1]ment le volume de travail abattu par la Cour des comptes.

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