ATHLÉTISME : MARATHON INTERNATIONAL DE DAKAR                    Bara Thiam : «Le ministre des Sports est bien conscient du manque notoire d’infrastructures

ATHLÉTISME : MARATHON INTERNATIONAL DE DAKAR Bara Thiam : «Le ministre des Sports est bien conscient du manque notoire d’infrastructures

Le marathon d’Eiffage prévu du 20 au 21 novembre à Dakar, les renouvellements des ligues régionales dans le même mois, l’AG élective de la fédération calée en décembre, le président de la Ligue d’Athlétisme de Dakar s’est prononcé sans réserve sur tous ces sujets. Le lieutenant des douanes Elhadj Bara Thiam et trésorier général de la FSA nous a accordé cet entretien.

Quel est l’impact de ce Marathon par rapport aux grandes compétitions internationales?

L’importance du Marathon Elffage n’est plus à démontrer aujourd’hui au plan national. Dans la mesure où ça permet au Sénégal d’attirer beaucoup de touristes et d’avoir son marathon à l’image des autres pays qui déroulent ce type de compétitions. Des capitales comme Berlin, Amsterdam, Dubaï, entre autres, ont leurs courses sur route. Dakar vient d’être dotée de ce type de course et je pense que c’est une chose à saluer. Sur le plan touristique, il y aura beau[1]coup de retombées avec la venue de grands marathoniens à l’instar des kenyans. Maintenant, l’autre objectif est d’inscrire ce Marathon Eiffage dans le calendrier de l’IAAF. C’est en train d’être fait car sur le plan technique toutes les dispositions ont été prises surtout au niveau du circuit avec un mesurage exécuté par les techniciens de l’IAAF. Mais aussi et surtout sur le plan de l’homologation des résultats. Tout le staff d’officiels de la FSA est mis à contribution pour bien encadrer ce Marathon Eiffage afin que les résultats soient homologués.

Concrètement, que gagnent la FSA et la LADAK de ce Marathon Eiffage ?

 On va vraiment tout à gagner. Déjà, il nous était difficile d’organiser une manifestation du genre Marathon Eiffage car cela englobe beaucoup d’argent et les coûts sont énormes. La FSA n’était pas en mesure d’organiser, à elle seule, ce type de manifestations. Maintenant, quand Eiffage s’érige en bouclier pour tenir une telle manifestation sportive, les bénéfices sont énormes. D’abord sur le plan financier au nom de la convention paraphée par la FSA avec Eiffage depuis 2016. Ce qui nous permet, à nous fédéraux, de fonctionner un tant soit peu. Les athlètes qui participent gagnent des lots significatifs, de l’argent et des voitures. L’autre aspect est que nos athlètes croisent les mastodontes de l’étranger. Ça motive et crée une certaine émulation afin que nos jeunes aspirent à devenir demain de grands marathoniens. Dans le cadre de la massification aussi, ce Marathon Eiffage constitue un déclic à travers le Kid’s Athletic qui est un jeu focalisé sur la pratique de l’athlétisme qui regroupe des enfants âgés entre 6 à 13 ans. Une sorte de détection qui contribue énormément à la massification.

Quelles seront les innovations que nous réserve la Ligue de Dakar et la Fédération pour la saison 2021- 2022 ?

La saison 2021-2022 est en train d’être entamée de manière sereine. En principe, elle va s’ouvrir le 15 janvier prochain. Nous avons un programme à chaque exercice. Il débute toujours par les hivernales permettant aux athlètes de faire la préparation physique générale dénommée PPG. Cette étape est actuellement en cours et va durer entre 2 à 3 mois. C’est vers fin décembre et début janvier que les athlètes vont commencer à fouler la piste. On attend maintenant que les DTR et le DTN mettent sur pied un programme annuel. Il sera à la disposition des athlètes, entraineurs, officiels techniques, Fédéraux et autres acteurs afin de faire une prévision budgétaire. C’est une routine et les gens y sont habitués. Notre avantage, au Sénégal, est que l’on organise beaucoup de compétitions. En Afrique, il n’y a pas beaucoup de pays qui organisent plus de compétitions que chez nous. A part l’Afrique du Sud et le Maroc, il n’y a que le Sénégal qui organise une trentaine de compétitions par saison et des Championnats pour les petites catégories. Tout cela constitue des critères de performances et des critères d’évaluation de la World Athletic pour voir le travail abattu par une Fédération. Nous n’avons pas de contraintes saison dernières ou d’intempéries, seul le problème d’infrastructures se pose chez nous depuis quelque temps.

Quelle est la solution pour combler le déficit d’infrastructures en athlétisme au Sénégal ?

 Des efforts ont été consentis ces derniers temps par rapport à cette question. Et si l’on arrive à la régler, on peut avoir de bonnes performances au Sénégal. Mais à vrai dire, le problème des infra[1]structures n’est pas du domaine de la Fédération sénégalaise d’athlétisme mais plutôt de l’État. Je pense qu’aujourd’hui le ministère des Sports est conscient de ce que fait la FSA et il doit impérativement mettre en place des infrastructures aux normes. Parce que nous avons les Jeux olympiques de la Jeunesse de 2026. Et ce type de compétition ne peut se tenir que sur des infra[1]structures normées. Aujourd’hui, dans ce programme des JOJ 2026, il y a la réfection du stadium Iba Mar Diop, la remise à neuf du stade Léopold Sédar Senghor et l’érection du stade du Sénégal à Diamniadio où il y aura une enceinte de 15.000 places réservé à l’athlétisme. Je pense que si ces 4 infrastructures sont au point à Dakar, on ne pourra plus se prévaloir d’un manque d’infrastructures. Maintenant, cela prendra le temps que cela doit prendre et on attend car on n’y peut rien, surtout on ne maîtrisant pas certains paramètres. Mais si tout est au point, ce ne sera que bénéfique pour l’athlétisme à Dakar qui est la locomotive de la Fédération sénégalaise d’athlétisme.

Qu’en est-il de l’Assemblée générale élective de la Fédération sénégalaise d’athlétisme?

 Les préparatifs vont bon train. Et lors de notre dernière réunion fédérale, on a instruit aux différentes Ligues nationales une fourchette de dates où elles doivent toutes tenir leur AG régionales respectives. Ceci avant le 30 novembre prochain. Chaque Ligue régionale envoie une date afin de bénéficier derrière de la supervision fédérale par rapport à ce scrutin en question. Au sortir de ces AG régionales, les différents PV et rapports seront compilés par le secrétaire général pour déboucher sur un rapport d’activités pour la Fédération sénégalaise d’athlétisme. On aura aussi à côté le rapport du trésorier général afin d’embrayer sur la base de ces deux documents vers l’AG élective fédérale qui doit se tenir au courant du mois de décembre. Sur le principe, tout est acquis cal à l’heure où je vous parle, il n’y a aucun problème et aucun et aucun souci.

                                                                                                                                                              LE MANDAT

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